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Sovki: roman

Résumé
Semblable au personnage de Tenguiz, qui se plaît à rêvasser dans le grand fauteuil rouge du salon familial en attendant le passage du train, le lecteur est convié dans Sovki à un voyage où le songe est confronté à la réalité, celle de la Géorgie natale de la Montréalaise Elena Botchorichvili durant l'ère soviétique. Vouant une haine éternelle à Staline qui a fait enfermer sa femme dans les années 30, le docteur Gomarteli détient la recette d'un baume médicinal que sa famille produit en quantité après la guerre et qui a pour effet de transformer les dames en véritables félines amoureuses. Son petit-fils Artchil, homme d'une grande beauté, n'hésite pas à utiliser le remède sur ses conquêtes féminines, plus ou moins indifférent aux conséquences qui s'ensuivent. Un roman non linéaire aux phrases brèves et incisives, dont l'ironie et la poésie de la version originale en russe sont bien rendues par la traduction de Bernard Kreise. (Éric Paquin)
Durée: 1h. 46min.
Édition: Montréal, Boréal, 2009
Numéro du livre: 16585
ISBN: 9782764605790

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Résumé:court roman ramassé dans la haine, travaillé au ventre dans un langage abrupt magnifiquement traduit, relate le calvaire d'une jeune femme sans enfant que son mari trompe dans sa propre maison avec l'adolescente qu'ils ont recueillie. Quand la douleur retenue jusqu'à l'asphyxie rompra les digues du silence, Sofia s'emparera de la hache et détruira l'enfant incestueuse. Métaphore de la haine qui submerge un cœur pur, la Neva débordante s'engouffre dans Petrograd: l'eau détruit et lave comme un sang. " La vitre tintait sous le vent, des nuages gris et bas - des nuages de la ville, des nuages de pierre - passaient dans le ciel - comme s'ils étaient de retour, ces nuages étouffants de l'été que pas un orage n'avait transpercés. Sophia sentit que ces nuages n'étaient pas au-dehors, mais en elle, que depuis des mois ils s'amoncelaient comme des pierres, et qu'à présent, pour ne pas être étouffée par eux, il fallait qu'elle brise quelque chose en mille morceaux, ou bien qu'elle parte d'ici en courant, ou encore qu'elle se mette à hurler... " Evguéni Zamiatine - " ce snob flegmatique ", disait de lui Trotski - n'est pas seulement l'auteur du roman Nous autres qui reste la plus implacable dénonciation du totalitarisme soviétique. Figure centrale de la littérature russe des années vingt, il a écrit de nombreux récits, nouvelles, romans, pièces de théâtre... Exilé à sa demande, après une retentissante lettre à Staline, il devait mourir à Paris en 1937, ignoré de ces intellectuels occidentaux encore pour longtemps fascinés par le modèle soviétique. Il avait juste eu le temps de réaliser pour Jean Renoir l'adaptation des Bas Fonds de Gorki "meilleur film de l'année" en 1936. L'Inondation est un de ses chefs-d'œuvre absolus. Dans un Pétersbourg emblématique, on y voit comment son art de la narration, sa prose savante et rigoureuse, sa modernité s'inscrivent aussi dans la grande tradition russe - celle de Pouchkine, de Gogol, de Dostoïevski...
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Résumé:Pour supporter les galères de l'exil à Paris, un jeune Russe appelle en renfort, de l'autre rive du Styx, les êtres aimés de son passé : pépé Jo, le grand-père, combattant de trois guerres, Babanya, la trisaïeule aveugle qui l'a élevé, le "gibbeux", son ami qui s'est suicidé par amour... Tous, alors, nous entraînent dans une farandole tragique et drolatique qui tourbillonne de Paris à Saint-Pétersbourg, du pôle Nord à la grande steppe de l'Asie centrale, tel un ouragan à "déraciner les dents du dragon", comme on dit en Russie.
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Résumé:En 1923, deux jours après son arrivée, Sam, un jeune célèbre violoniste se donne la mort dans sa chambre du Grand Hôtel à Paris. Issu d'une famille de la haute bourgeoisie juive, il avait quitté Pétersbourg en 1918. Ce deuil inattendu bouleverse Véra, son amie d'enfance. Le suicide de Sam la plonge dans une grande agitation. Avec son ami d'enfance, c'est tout un pan de sa vie qui vient de mourir, convoquant le passé, les souffrances, les doutes. À partir de là, alternant les images du passé avec la relation du présent s'agitent dans la mémoire de la jeune femme qui se remémore sa rencontre avec Sam, cet ami décédé, lorsque ce dernier avait 10 ans et leur amitié, jusqu'à l'exil. Véra fait ainsi défiler ses souvenirs : les années passées à Saint-Pétersbourg et sa vie parisienne depuis l'enfance jusqu'à ce jour où elle trouve le courage de partir avec l'homme qu'elle aime afin de découvrir le bonheur. Car c'est à partir de cette mort, événement aussi essentiel que dramatique, que la jeune femme part en quête d'un bonheur, celui qu'elle cherchait déjà autrefois avec fébrilité et acharnement, celui qui s'épanouit dans l'amour lorsque, les deuils ayant été accomplis, la joie peut enfin naître au monde.
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Résumé:Une jeune fille de 18 ans, sans nom, sans beauté ni talent est engagée comme accompagnatrice chez une soprano, issue de la haute société pétersbourgeoise. Cette femme représente pour la jeune fille la perfection même. A partir de là elle prend conscience de l'injustice de la vie, connaît les tourments qui lui inspirent les inégalités sociales, se révolte un peu contre Dieu lui-même qui a permis que de telles différences existent et rêve de se venger. En fait le scénario serait un peu simple s'il n'y avait l'écriture étonnamment juste de Nina Berberova, écriture serrée, précise qui va droit à l'essentiel renforçant l'efficacité du trait. Nina, tel un metteur en scène virtuose, concentre en quelques tableaux d'une étonnante clarté le drame qu'elle veut dépeindre, mais elle n'oublie jamais de nous tracer le trait psychologique de chaque personnage, de nous emmener au coeur même des sentiments qu'il nourrit. C'est pourquoi ses personnages sont si violemment vivants. Roman ardent, subtil l'Accompagnatrice écrit en 1934 ne fut publié qu'en 1985.
Lu par : Michèle Quellet
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